Février 1981

Février 1982
Libraire responsable de la configuration
Programmeur Système

En plus de travailler comme libraire pour maintenir à jour les différents déploiements des nouvelles versions des logiciels a travaillé avec une équipe de 4 personnes à l'écriture d'un pilote pour, probablement, un des premiers disques durs sur Microprocesseur (64K).
Langage: Assembleur Z80.



Micom était la propriété de Philips et développait un logiciel de traitement de texte sur des machines de 64K avec des processeurs Z80. A l'époque elle se partageait le marché avec AES.

L'assemblage de tout un module prenait à l'époque 36 heures c'est pourquoi on effectuait plutôt des "patchs" sur les éxécutables (en adresses absolues) des modules existants. Maintenir la liste de toutes ces patchs était un travail qui nécessitait beaucoup de temps et de précision vu qu'il fallait insérer dans les codes sources originaux les patchs effectuées à la va-vite, en adresses absolues, par les programmeurs toujours pris devant des échéanciers très serrés. Aujourd'hui de telles pratiques feraient frissonner d'effroi tout programmeur ou vérificateur de la qualité normalement constitué.

Les données étaient gardées sur des disquettes de 5 1/2 pouces jusqu'au jour où le premier disque dur de 64MB est apparu. Ai alors participé comme programmeur sur le "driver" de ce disque.  La tache s'avérait ardue vu que le matériel ne suivait pas et qu'il fallait trouver le moyen de faire des "no op" dans le logiciel pour laisser le temps aux têtes de lecture de se positionner (les disques de l'époque n'avaient pas le firmware pour gérer ce genre de transactions).

Je présentai avec mon équipe le nouveau produit au gouvernement suédois a l'Opéra de Stockholm mais il semble que la présentation n'aie pas alors séduit les autorités suédoises.

Un VAX 11/780 avec Berkeley Unix et un "cross-compiler" pour l'assembleur Z80 vint par la suite nous simplifier la tache.

Il y avait alors chez Micom un énorme mouvement de personnel. A chaque mois 15% de la liste téléphonique interne avait à être changée.  Quatre revisions salariales prévues dûrent être reportées parce que mon manager avait quitté la compagnie et qu'il n'y avait plus personne pour évaluer mon travail. Je décidais donc de quitter moi aussi. 

Je me souviens avec plaisir des nombreuses rencontres faites avec des collègues de Philips à Apeldoorn en Hollande. Si les "frequent flyer points" avaient existé à l'epoque KLM aurait dû assurer tous les  voyages que j'ai effectués à titre personnel en Europe dans les 10 ans qui ont suivis.


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